Les monnaies (denier, obole, pite) restent anonymes, à l’exception de certaines frappes -pendant 5 ans- au nom de Charles d’Alençon:
au droit, L ( initiale de Lyon) barré d'un tilde abréviatif armant une croix, avec la légende PRIMA SEDES
au revers, une croix avec la légende GALLIARUM.
A la fin du XIIIème siècle, on introduit les figures du soleil et de la lune (il est stipulé dans les actes de 1308 et 1310 que le paiement sera fait en monnaie « neuve » de Lyon portant les signes du soleil et de la lune).
Malgré l'importance économique de la ville, ce monnayage a une diffusion limitée au temporel de l'archevêque(Lyonnais, Forez, Dombes); on le retrouve jusqu'à Mâcon, Le Puy ou Grenoble.
Au XIIIème siècle, 4 ateliers existent à Lyon : l’atelier principal au château de Bechevelin, les autres au château de Pierre Scize***, au château de Riotier et dans la ville (à la Chana ?).
Les points que nous distinguons sur certaines monnaies ( à l’avers comme au revers, sous ou à coté du L, entre différentes lettres de la légende, …) sont-ils les différents des ateliers, correspondent-ils aux émissions de certains archevêques, … ???
***Puissante forteresse élevée en 1226 par l’archevêque Renaud de Forez, qui en fit sa résidence. Haut et massif, ce château se dressait avec une tour ronde placée sur le point culminant du rocher. Au bas de la colline, le long de la Saône, la forteresse était gardée par la Porte de Pierre Scize, par laquelle les rois de France entraient dans Lyon.