Dans la Bulle d’or (diplôme d’Arbois du 18 novembre 1157) de l’empereur Frédéric Barberousse, l’archevêque apparaît comme le titulaire unique du droit de monnaie ; dix ans plus tard, un accord conclu à Tassin associe le chapitre primatial** aux droits régaliens de l’archevêque.
A partir du 2ème tiers du XIIIème siècle, la monnaie de Lyon devient de plus en plus abondante ; un nouveau système monétaire lyonnais apparaît vers 1246 : « forts vieux » et « forts neufs ».
De 1290 à 1330, les deniers lyonnais se sont affaiblis à 2 reprises (1303 et 1323), et le retour à une monnaie forte est rapide.
Affaiblissements, renforcements du denier de Lyon aux mêmes dates et dans les mêmes proportions que les deniers noirs royaux montrent la volonté du chapitre et de l’archevêque de conserver leur monnaie accrochée au petit tournois ; la parité de 5 deniers de Lyon pour 4 petits tournois est d’ailleurs attestée de façon permanente, en période de bonne monnaie tout comme de monnaie faible.
**Le nombre des chanoines, comtes de Lyon, évolue entre 30 et 60, de 1187 à 1320 ; le 2 novembre 1321, les statuts d’Etienne de La Balme, doyen du chapitre, fixent le nombre des chanoines à 32 (confirmé par une bulle du pape Clément VI le 6 février 1348). Le recrutement s’opère par cooptation mais souvent sous les pressions royales et pontificales ; la prêtrise n’est pas indispensable, mais à partir de 1337 la noblesse est exigée.4 papes sont issus des rangs de ce chapitre : Innocent IV (concile de Lyon I en 1245) , Grégoire X (concile de Lyon II en 1274), Boniface VIII et Clément V (couronnement en l’église St Just de Lyon en 1305).