Au Xème siècle, la famille des Burchard (Burchard Ier, archevêque en 948, est le fils de Rodolphe II et de Berthe de Souabe, et le frère de Conrad le Pacifique et de l’impératrice Adélaïde) occupe le siège primatial* et impose aux comtes de Forez un partage d’autorité sur Lyon et le Lyonnais ; alors apparaît une monnaie commune aux comtes et aux archevêques.
Humbert (1065-1076) passe, selon l’obituaire de Lyon, pour avoir récupéré le droit de monnaies (Humbertus Lugdunensis archiepiscopus monetam Sancto Stephano recuperavit … -c’est seulement au XIIème siècle que la primatiale reçoit le nom de St Jean Baptiste-) ; c’est donc sous son épiscopat que les émissions au nom d’Henri IV empereur (1056-1106) cessent et sont remplacées par un type anonyme.
Plus tard, à la faveur d’un conflit entre Frédéric Barberousse et les comtes de Forez, les archevêques de Lyon transforment en un monopole de droit leur pouvoir de fait indivis sur la monnaie lyonnaise.
*St Irénée avait réuni à Lyon le premier concile de tous les prélats des Gaules (Irenaeus nomine fratrum per Galliam quibus praerat scripsit). Grégoire VII reconnaîtra le 19 avril 1079 la dignité primatiale à l’Eglise lyonnaise au dépens de Vienne, Tours, Rouen et Sens ; et au moment du rattachement de Lyon à la France sous Philippe le Bel, les revendications de l’archevêque de Sens qui contrôlait le diocèse de Paris ne réussirent pas à faire perdre cette prérogative à l’archevêque de Lyon.